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Les commémorations de la Rafle du Vel d'hiv et les responsabilités de l'Etat.

Depuis 1995, les commémorations de la Rafle du Vel d'hiv ont été l'occasion pour l'Etat de reconnaître et d'assumer ses crimes commis entre 1940 et 1944.

L'Etat a en effet, mis le temps avant de reconnaître sa participation dans l'extermination des Juifs. Du gendarme dissimulé dans l'ombre dans le film Nuit et Brouillard (1956) au discours de Jacques Chirac, il aura fallu attendre presque quarante ans (1995).

En juillet 1995, le président Chirac prononce lors de la commémoration de la Rafle du Vel d'hiv, un discours sans ambiguïté sur la participation de l'Etat dans l'extermination des Juifs français. (voir vidéo de l'INA)

En 1997, c'est le procès de Papon (ancien préfet de la Gironde) qui est l'occasion de préciser la participation des hauts-fonctionnaires de l'Etat dans ce crime.

En 2012, François Hollande poursuit le travail mémoriel de l'Etat dans l'épisode criminel de la Rafle du Vel d'hiv. Dans son discours, il précise :

"Pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l'ensemble de cette opération."

"La vérité, c'est que le crime fut commis en France, par la France."

"la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable",

Depuis le succès du film de Roselyne Bosch, La Rafle en 2010, le grand public connaît d'avantage encore ce triste épisode de l'histoire de France. Le cinéma a d'ailleurs, dans cette histoire de la mémoire de la 2nde GM joué un rôle pédagogique central : de grands films de genres très différents ont marqué les esprits : le Chagrin et de la Pitié (1971), Shoah (1985) ou la liste de Schindler (1994).

Jean-Christophe Diedrich

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