C'est maintenant le troisième article que je rédige sur le même sujet. Est-ce une obsession ? Peut-être ? Je n'arrive toujours pas à saisir cette violence gratuite .... Les regards de ces femmes tondues sont par ailleurs bouleversants.

Je ne reviendrai pas ici sur les conditions de cette tonte et les interprétations données par Fabrice Virgili.
Je vous renvoie aux articles du blog et à celui de Virgili
Le 1er article du blog
Le second
Et celui de Fabrice Virgili





Alors pourquoi un autre article ? Un de plus ? Tout simplement parcequ'un historien a mené l'enquête sur l'une des photos les plus célèbres des femmes tondues, celle de Chartres prise par le non moins célèbre Franck Capa. L'historien, Gérard Leray a mené un travail minutieux pour donner un nom, une histoire à cette femme tondue qui s'appelait Simone Touseau. Il raconte l'histoire de sa liaison avec un allemand, de sa tonte et de sa difficulté de vivre après pour elle et ses proches.

Enfin, l'historien tente d'utiliser la puissance d'internet pour un appel à témoin et  ainsi trouver celui  qui a pu dénoncer les voisins de Simone Touseau en 1943. Car cette dénonciation est sans doute à l'origine de la haine des voisins et de leur terrible vengeance à la Libération dont Simone a été victime.


Voici un extrait du début de l'article de Gérard Leray

"La photographie dite de « la Tondue de Chartres » a beau être mondialement connue et figurer dans de nombreux manuels scolaires, personne ne connaît vraiment l’histoire extraordinaire de ses acteurs et témoins.

 

Elle est l’une des photographies les plus remarquables de la Libération en France, l’une des plus dramatiques aussi. Elle est l’œuvre d’Endre Erno Friedmann, alias Robert Capa (1913-1954), reporter d’origine hongroise, qui sera naturalisé américain après-guerre et futur co-fondateur de l’agence Magnum. Dix semaines après avoir débarqué, à l’aube du 6 juin 1944, à Omaha Beach avec la première vague d’assaut américaine, simplement armé de deux Zeiss Ikon Contax, Capa arrive le mercredi 16 août dans le centre ville de Chartres avec les libérateurs d’outre-atlantique.

 

L’épuration a commencé depuis le matin. (...)

Que reproche-t-on à la famille Touseau par ailleurs honorablement connue avant-guerre grâce à sa branche Villette, de lointaine extraction chartraine, mainvilloise et coudryonne, et à sa boutique de crèmerie-poissonnerie installée jusqu’en 1935 à l’angle de la place Marceau et de la rue de la Pie ? Retour en arrière au temps de l’occupation.

 

En 1942, baccalauréat en poche, la jeune Simone a obtenu un emploi d’interprète dans les services allemands d’occupation, d’abord à la caserne Marceau, puis au centre de placement allemand situé 35 de la rue de la Tonnellerie, enfin au Front Stalag 153, siège de la Feldkommandantur, à l’angle du boulevard Chasles et de la rue Mathurin-Régnier dans les locaux réquisitionnés du groupe d’assurances Les Travailleurs Français."


Lire la suite sur le blog la tondue de Chartres


JC Diedrich




Tag(s) : #Seconde GM en France
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