Vendredi 6 novembre 2009

Commémoration oblige, un article sur la chute du mur semble être incontournable. Pourtant, je ne peux pas redire ce qui a déjà été dit par d'autres blogs....la redondance a des limites !
C'est pourquoi je vous invite à lire l'excellent article de mon collègue Julien Blottière !
Ici un extrait



La chute de l'affreux édifice le 9 novembre 1989 s'explique en premier lieu par l'état de déliquescence dans lequel est plongé le bloc soviétique depuis une dizaine d'années. Les réformes engagées par Gorbatchev ne parviennent pas à sauver le système. En relâchant la pression sur les démocraties populaires, l'URSS s'avère incapable d'étouffer les attentes immenses de libertés des populations d'Europe de l'est. Tout au long de l'année 1989, ce processus d'émancipation se fait jour, d'abord en Pologne ou en Hongrie, puis bientôt dans tous les Etats satellites. L'ouverture des frontières de la Hongrie avec l'Autriche, le 22 septembre 1989 constitue ainsi la première brèche dans le “rideau de fer”.

 

 Lire la suite de l'article et trouvez de nombreux liens (dont la vidéo en 3D d'un descriptif étonnant du système frontalier est-allemand)




Je me propose de mon côté de traiter ici, sous un angle particulier cet événement à travers la biographie du dernier dirigeant de la RDA, Egon Krenz


Egon Krenz est le dernier dirigeant est-allemand qui accompagna impuissant la chute du mur mais aussi celle du régime communiste de RDA. Ce dirigeant réformiste arrivé bien tardivement à la tête de la RDA est pourtant un jeune apparatchik du régime qui se propose à l'instar de Gorbatchev de réformer son pays mais l'histoire est allée trop vite.
Egon Krenz, l'apparatchik réformateur ?
Il est né en 1937 dans une ville du Nord de l'Allemagne près de Rostock, il n'a presque pas connu le régime nazi. Il adhère dès 1955 au parti socialiste est-allemand (le SED), il gravit rapidement les échelons du parti pour devenir membre du comité central dès l'âge de 36 ans en 1973. Membre du Parlement, du présidium et enfin du Politburo (1983), il devient l'un des hommes politiques les plus en vu au début des années 80 alors que le régime se sclérose autour du vieillissant Erich Honecker.
Au moment, où le régime fête son 40ème anniversaire, les manifestations grandissent en même temps que la grogne populaire, la STASI n'arrive plus à maîtriser cette colère qui est de plus en plus ouverte. Lors du voyage de Gorbatchev la foule acclame ouvertement le dirigeant soviétique réformateur en ignorant ostensiblement le dirigeant Est-allemand Erich Honecker. Celui-ci démissionne le 18 octobre, officiellement pour raison de santé laissant à son dauphin (alors responsable de la sécurité et de la jeunesse) un pays au bord de la révolte. Egon Krenz tente de reprendre la main lors d'un discours télévisé promettant des réformes rapides à condition de ne pas remettre en cause, le rôle dirigeant du SED.
L'opposition grandissante ne peut plus se satisfaire d'aussi timides avancées convaincue qu'Egon Krenz sera incapable de réformer la RDA en profondeur. Début novembre, le leader se rend à Moscou où il obtient l'appui de Gorbatchev. Krenz croit que Gorbatchev lui donne l'assurance que Moscou ne soutiendra aucune idée de réunification. Il semble pourtant que le dirigeant soviétique soit également en contact avec les autorités ouest-allemande qui "tate le terrain".





La chute du mur de Berlin demeure l'épisode phare de sa courte histoire gouvernementale : la décision d'ouvrir la frontière est prise après un remaniement du bureau politique, le 8 novembre mais elle n'était en aucun cas planifiée. C'est lors d'une conférence de presse, en direct à la télévision que Günter Schabowski, membre du dit bureau qui rend compte des mesures prises par le conseil des ministres à (propos de l'assouplissement de la réglementation sur les sorties de territoires des Allemands de l'Est,) que celui-ci semble s'embrouiller et annonce que les mesures sont valables dès à présent. Tout citoyen Est-allemand est libre de sortir du territoire et donc de se rendre à l'Ouest. La nouvelle se diffuse rapidement et des milliers de Berlinois de l'Est se rendent aux postes frontières pour vérifier l'information. C'est dans la soirée du 9 novembre que les gardes frontières ouvrent les barrières vers l'ouest...C'est le début de la fin ! 

Egon Krenz après le mur
Le régime communiste va rapidement vaciller après la chute du mur. Le 11 novembre, Egon Krenz tente d'établir une rencontre avec le chancelier Helmut Kohl mais on sent bien que Krenz est déjà un homme du passé. Le 13 novembre, l'élection par la chambre d'un nouveau 1er ministre est-allemand Hans Modrow, plus réformateur encore que Krenz fragilise encore la position de ce dernier. Populaire, Modrow met en place une gouvernement de coalition où pour la première fois, des ministres non communistes participent au pouvoir.
Le 17 décembre, Krenz démissionne de son poste de président du Conseil d'Etat laissant la place à Manfred Gerlach, maire et chef du parti démocrate-libéral.
La RDA ne résiste pas longtemps aux sirènes de l'unification allemande et le 3 octobre 1990, l'Etat  s'intègre  à la RFA soit moins d'un an après la chute du mur.

Pour les anciens dirigeants communistes de RDA, des temps difficiles commencent alors. Ils sont en effet poursuivis pour les actes commis pendant la période malgré des chefs d'inculpation qui tiennent difficilement en matière de droit. Toujours est-il qu'Egon Krenz est rapidement inquiété par la justice de la nouvelle Allemagne pour sa responsabilité dans la mort des personnes tentant de traverser le mur. IL est condamné à plus de 6 ans de prison par le tribunal de Berlin en août 1997 pour quatre homicides volontaires de fuyard est-allemands, peine confirmée en appel en novembre 1999. Libéré depuis, Egon Krenz porte un regard bien différent sur les événements de 1989 : minimisant la culpabilité du régime et critiquant les dérives actuelles du régime libéral de l'actuelle RFA.
Egon Krenz est ainsi un homme politique qui continue à défendre un idéal socialiste rénové. Son passé d'apparatchik, me semble-t-il, le décrédibilise beaucoup dans sa prise de parole actuelle. Sa récente interview est cependant intéressante même si, elle manque sans doute d'objectivité. 


Lire ici, l'interview d'Egon Krenz recueillie par José Fort et publiée dans l'Humanité et sur ce blog





Pour conclure, je vous propose de visionner cette vidéo nostalgique (ostalgique) de la DDR, où les traces les plus visibles de cette république défunte sont présentés sous une musique patriotique.... A Berlin, il y a d'ailleurs un musée très intéressant et très ludique de la DDR que je vous conseille d'aller voir.





JC Diedrich

Par Diedrich - Publié dans : Terminales Es et STG
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Vendredi 6 novembre 2009
Comme promis, je mets sur le blog le croquis que nous n'avions pas terminé en classe concernant la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.



                   Croquis extrait du site des Clionautes dont l'auteur est Laurent Gayme (rendons à César.....)



Cette frontière entre un pays riche et un pays en développement est assez unique dans le monde. Elle suscite des craintes, des fantasmes du côté etatsuniens ce qui explique sans doute la multiplication des films qui traitent du sujet.


Le premier film dont je voulais vous parler est celui des frères Cohen No Country for old men (je ne me souvenais plus du titre en classe...c'est revenu comme par enchantement !) (2007)

Voici, un extrait, ....mais avant je vous donne quelques informations : un homme découvre dans le désert près de la frontière mexicaine une valise pleine de billets au milieu d'un carnage. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'une affaire de trafiquants qui a mal tourné. Le personnage décide de garder l'argent. Mais un tueur à gage, inquiétant  (Javier Bardem) décide de retrouver l'imprudent....Il s'en suit une poursuite à travers la frontière américano-mexicaine ponctuée de scènes d'une extrême violence.... L'extrait ci-dessous nous donne un aperçu du suspens et de la maestria des réalisateurs.....





L'autre film qui évoque la frontière s'intitule : Trois enterrements de Tommy Lee Jones (2005), il raconte l'histoire d'un contremaître (Tommy Lee Jones) qui promet un jour à son ami, un paysan d'origine mexicaine de l'enterrer dans son village natal si il lui arrivait malheur.
Le destin veut que le jeune mexicain Melquiades se fasse abattre par erreur par un garde frontière (border patrol) inexpérimenté et un peu beauf.  L'enquête de police est bâclée et le policier acquité. Tommy Lee Jones décide de tenir sa promesse et ramène le corps de son ami en traversant la frontière, il oblige le policier assassin de l'accompagner afin qu'il expurge sa faute.




La liste des films traitant de cette frontière n'est pas exhaustive, on retrouve également le film Traffic de Soderbergh (2001), Sleep Dealer de Alex Rivera (2008), Les oubliées de Juarez de Gregory Nava (2007), The Border (1981) de Tony Richardson et d'autres encore.....
Sin Nombre est le dernier film en date (2009), il raconte l'aventure d'une jeune femme quittant le Honduras pour traverser le Mexique et rejoindre les Etats-Unis.






Terminons cet inventaire en constatant que les réalisateurs français abordent également plus fréquemment le sujet ...la polémique autour des sans-papiers et du Ministère de l'Identité nationale y est peut-être pour quelque chose : Welcome de Philippe Lioret avec Vincent Lindon et le film de Costa Gavras Eden à l'ouest....sont deux beaux exemples.

Je termine, (cette fois-ci, c'est juré!) en évoquant le roman de Laurent Gaudé Eldorado qui évoque également cette histoire de frontière et de sans-papier pour illustrer la réalité dramatique des frontières contemporaines.

 


JC Diedrich



Par Diedrich - Publié dans : Seconde
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Mardi 27 octobre 2009


Alors oui, Michaele Haneke a été couronné (en fait palmé) pour ce film, le Ruban blanc.
Je commence par éloigner le spectateur habitué à la facilité ......action, sexe, humour, montage serré, musique tonitruante etc..... Bref, ici rien de cela....

Ce film se mérite. Il est en noir et blanc, en allemand (sous-titré tout de même !) et dure 2 h24 minutes. Le générique est long et muet...
Alors ? Oui, votre jugement est fait ! Je vais m'ennuyer ! Sauf, si vous décidez de vous laissez emporter dans cette histoire un peu sordide qui se passe dans un village de Prusse orientale à la veille de la 1ère Guerre mondiale. Haneke décide d'entrer dans la communauté villageoise avec l'aide d'un narrateur qui est  le jeune nstituteur. Il raconte une série d'événements étranges qui bouleversent la communauté. Des enfants sont battus, des accidents ont lieu et des gens finissent par se suicider ou disparaître. Pourtant, la population apparaît comme tout à fait vertueuse, en se retrouvant dans le temple à écouter le pasteur ou devant le château du baron. Engoncé dans une morale rigoriste les personnages apparaissent un à un comme des hommes soit odieux soit brutaux ou tout simplement piégés par des hiérarchies sociales écrasantes.
Le portrait de cette société allemande à la veille de la Guerre n'est pas une simple description de l'Allemagne qui succombera au nazisme. Non, le message d'Haneke est , me semble-t-il bien plus universel. La vision de l'homme n'est certes pas très optimiste mais rien n'a pu contredire le réalisateur au cours du XXè siècle.

Le propos comme on l'a vu, est intéressant pas seulement parce qu'il est historique mais  par son ambition universelle. Il est également servi par des choix esthétiques remarquables. La photographie d'abord....les plans séquences longs sont des photographies qui saisissent ces hommes (comme le photographe allemand August Sander  l'a fait durant un siècle, avec un exemple ci-dessous) avec une certaine distance...une certaine pudeur.

                       August Sander, Young farmers, 1914

Lorsque le veuf entre dans la chambre, le cadavre nu de sa femme apparaît, il s'approche, se recueille mais le mur nous masque les visages, la tristesse et la mort.
Un peu plus loin dans le film, le pasteur décide de corriger par dix coups de verges ses enfants....la caméra reste encore à distance, derrière la porte... et enfin quand le fils responsable du suicide de son père intègre le cortège qui emmène le cercueil, la caméra de Haneke s'éloigne encore afin qu'on ne devine que des ombres qui s'approchent ou rejettent le fils maudit....



Enfin, je n'évoquerai pas ici la scène extraite ci-dessous où le pasteur veut faire avouer à son fils qu'il a fauté parce qu'il se masturbe....on y voit une belle torture morale et un terrible ascendant du père sur ce jeune garçon terrorisé ....






L'autre scène est un dialogue entre une grande soeur et son frère qui tente de comprendre ce qu'est la mort....encore une fois la pudeur et la rigueur des dialogues rendent cette scène bouleversante.



Alors voilà, j'ai beaucoup aimé ce film exigeant d'un point de vu formel mais finalement terriblement fort et beau.


JC Diedrich

Par Diedrich - Publié dans : Cinéma
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Samedi 24 octobre 2009

L'université de Metz a longtemps été à la pointe de la recherche en matière d'histoire du sport et plus particulièrement du football. Le professeur Alfred Wahl a publié quelques livres sur le sujet et dirigé de nombreux travaux d'étudiants. Parmi les plus remarquables, nous avons celui de Pierre Pirot sur la naissance du football en lorraine.



Comment est apparu le football en Lorraine allemande ?

Je cite ici les extraits du travail de Pierre Pirot utilisés en classe :
"En raison de ses liens économiques très étroits avec l'Angleterre, l'Allemagne connut le jeu de football plus tôt qu'en France et sa diffusion a emprunté au moins trois canaux : -celui des négociants britanniques, employés représentants de firmes maritimes ou de commerce installé dans les zones portuaires qui furent à l'origine des clubs de Brèmes (1877), Hamourg (1879) - celui des lycéens d'Outre-Manche venus étudier dans les établissements allemands, ainsi virent le jour les clubs de football de Francfort (1880), Berlin (1881) et Heidelberg (1883), - enfin, celui d'Allemands, étudiants ou professeurs ayant séjournés dans les Iles Britanniques, c'est ainsi que débuta le football à Leipzig (1885), Stuttgart (1887) et Munich (1888).
C'est au début des années 18909 que le football pénétra en Alsace-Lorraine, alors terre d'Empire (Reichsland) depuis la défaite de 1870. (...)
Les premiers jeux de balles firent une timide apparition en Lorraine allemande en 1897. Ce fut par le biais des immigrés allemands et dans le cadre des Turnspiele (jeux de gymnastique) organisés régulièrement à la fin de l'année scolaire par des collèges de Metz, Forbach et Thionville, encadrés par leurs professeurs, se réunissaient sur des terrains d'exercice militaire pour y disputer toute une série de jeux dont le concours de ballons (...)
En juillet 1902, la ville de MEtz décida d'envoyer le professeur Georg Fischer, un des promoteurs des jeux de balles, suivre un séminaire sur le thème des jeux de plein air à Francfort. A son retour, en 1902, une réunion fut organisée à l'hôtel Luxhof de Metz où une commission de médecins et de professeurs fondèrent la Société d'Encouragement aux Jeux de la jeunesse. (...). En  1905, Metz abritaitr deux clubs : Le Fussball Club Métis fondé en janvier par George Fischer et la société baptisée Luft und Sonne, crée au mois de mars par le professeur du lycée, Hirtz."


C'est seulement en 1932 que le FC Metz est fondé, devenant rapidement un club professionnel.

                      Le FC Metz à la fin des années 30


Nous avons abordé les modalités de la diffusion géographique du football, le mouvement ouvrier a également beaucoup oeuvré pour diffuser la pratique sportive au sein de la classe populaire.

Le cas du football ouvrier (en banlieue parisienne)
Le football ouvrier s'est développé grâce au mouvement ouvrier qui a voulu encadrer et "endoctriner" les masses ouvrières. De nombreux clubs sont ainsi fondés grâce à des syndicats ouvriers ou au PCF.
Le phénomène est si important qu'en 1934, une sorte de coupe du monde du football ouvrier est organisée : la finale a lieu en banlieue parisienne entre une équipe soviétique et norvégienne. Parmi les 1er clubs ouvriers, l'US Genevillois fondé vers 1903. A la veille de la 1ère GM, on compte pas moins de 41 formations de "football travailliste" et en 1936, on en décompte près de 780.

Toutefois, de nombreux membres du PCF (Parti communiste français) trouvent que le football n'est pas le meilleur sport : il développe trop la dimension du jeu et son caractère incomplet dans la formation physique l'éloigne de la ligne imaginée par le parti. Cependant, il semble que le PCF se soit résigné à soutenir ce sport très populaire, de peur de voir s'éloigner les ouvriers vers d'autres organisations.

Le développement du football ouvrier s'appuie également sur les municipalités communistes de banlieue qui, à partir de 1925 financent en grande partie les clubs mais surtout la construction des installations sportives. A cette occasion, les idées socialistes s'installent symboliquement dans l'espace urbain  à l'occasion de la construction des stades qui portent le plus souvent des noms de personnages issus du mouvement ouvrier (stade Lénine d'Ivry ou Marx de villejuif).


 
Le football ouvrier a sans aucun doute permis de politiser et d'éduquer les ouvriers à la doctrine du PCF mais il a tissé des liens plus larges à l'échelle locale et nationale constituant un maillon central de la culture populaire d'après-guerre.


                   Union sportive du Travail d'Ivry, 1919 (extrait du site de l'association)

Sitographie :
KSISS Nicolas, Football et société en région parisienne,  une histoire sociale du football ouvrier, dans la revue We are Football (revue en ligne).

Un article sur la mondialisation du sport d'Etienne Augris


Bibliographie :
PIROT Pierre, Les débuts du football en Lorraine allemande 1879-1917, mémoire de DEA, Université de MEtz, 1994, 203p.
WAHL Alfred, La balle au pied, histoire du football, Découverte Gallimard, Paris, 1990, 156p.

Par Diedrich - Publié dans : 1ère ES
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Lundi 12 octobre 2009

Cette année, j'avais rendez-vous avec l'histoire à Blois.

Pendant quatre jours, j'ai pu profiter de la formidable offre de conférences autour d'un programme riche, consacré au corps.....sujet transversal embrassant toutes les périodes de l'histoire et toutes les spécialités.

Je vous propose quelques petits comptes-rendus rapides....

Pavane pour une société défunte : la représentation des corps des élites françaises à l'époque moderne.

Exposé de Frédéric D'Agay (docteur en histoire, ayant soutenu sa thèse sur les officiers de marine) et Emmanuel Waresquiel, spécialiste de la Restauration.

Le Parlement d'Aix voit le jour en 1501, autour de cette nouvelle institution une noblesse de robe qui va se représenter pendant près de trois siècles à travers des portraits peints et des gravures. La conférence porte sur l'évolution de la représentation de la noblesse à travers la mode mais également son rapport avec l'autorité royale. L'exposé nous présente une série de portraits de parlementaires provençaux qui illustrent l'évolution des représentations des élites :


Le 1er portrait étudié est celui de Vincent Boyer d'Eguilles, fils d'un riche négociant en huile qui entre au Parlement  à la fin du XVIè siècle. L'homme est représenté à mi-corps, en tenue de parlementaire, une fraise, barbu, sans embellissement : avec une impression de sévérité.


Le 2nd portrait est celui du petit-fils du 1er, Vincent Boyer, signé par Legrand en 1658. La famille semble avoir pris encore plus d'assurance. L'homme est assis, les cheveux longs avec une certaine élégance. Il se dégage du regard un certain détachement.

Les années 1655 marquent un tournant dans la représentation des élites : le portrait devient une mode mais également une nécessité sociale. Il faut se représenter avec les attributs du pouvoir afin de diffuser son image  (gravures en particulier) dans les cabinets, auprès de ses amis.  Avec la visite de Louis XIV au début des années 1660 en Provence, la ville d'Aix va adopter la mode parisienne du portrait mais également celle de l'hôtel particulier et de la débauche de richesse de la part de la noblesse de robe. Le portrait devient pour les Parlementaires un moyen d'affirmer leur nouveau pouvoir dans la province.



Durant le 18ème siècle, la noblesse de robe tend à se refermer sur elle-même et se schlérose, il n'y a plus de renouvellement des élites. Parallèlement, sa représentation qui jusqu'à présent mettait en scène le rôle social et politique du portrait se modifie (surtout après 1750), les parlementaires n'hésitent plus à se représenter comme des honnêtes hommes s'éloignant d'un modèle stéréotypé des fonctions du pouvoir pour montrer davantage son caractère et sa noblesse d'esprit. On retrouve par exemple J. Boyer d'Eguilles qui est représenté par le célèbre Rigaud avec une chemise ouverte, un autre est représenté avec une cornemuse. Alors que l'e contrôleur général Calonne est peint en négligé dans son cabinet au milieu de ses livres et curiosités.



L'histoire des représentations de l'élite évolue ainsi selon deux variables :
La 1ère est la fonction sociale du portrait qui varie selon les époques entre l'être et le paraître.
La 2nde est la fonction politique du portrait qui varie tout au long des 17 et 18è siècles vers un effacement des fonctions politiques. Le noble effaçant en quelque sorte sa soumission à l'autorité royale pour valoriser davantage ses qualités psychologiques ou intellectuelles.



JC Diedrich



Par Diedrich - Publié dans : Seconde
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Lundi 5 octobre 2009

« Nous sommes au bord d’une catastrophe, si nous n’agissons pas », bien qu’il soit impossible de mesurer exactement l’ampleur des dégâts que les hommes ont déjà provoqués sur la planète, c’est ce qu’affirmait le secrétaire des Nations Unies, M. Ban Ki Moon. L’augmentation massive des gaz à effet de serre dans l’atmosphère depuis le début du siècle cause des dommages sans précédent. L’activité humaine de nos jours, principalement dans les pays développés engendre des catastrophes climatiques telles que la fonte des glaces (environ 300km³ /an) qui entraine à son tour la hausse du niveau des océans provoquant des risques démesurées sur les populations des littoraux. Ce qui provoquerait un exode de masse, de « réfugiés climatiques ». Les populations pauvres et peu développées seront les premières touchées car elles ne pourront pas mettre en œuvre les moyens nécessaires afin de se protéger contre ce qui les menace. Dans ce cas, mieux vaut ne pas penser aux générations futures, celles-ci n’auront peut être pas assez pour survivre au train où nous allons (cf. : The Age of stupid, un film de John Battsek, représentant notre monde en 2055, où le réchauffement climatique n’a pas été empêché et a entraîné notre planète jusqu’au point de non retour.) En bref, si nous agissons dès maintenant, il n’est peut-être pas trop tard. Existe-t-il une solution viable ?

 

 

 

 


            Le développement durable est un système fondé sur trois principes fondamentaux : la solidarité entre générations, la précaution par rapport aux dégâts et la participation démocratique à la préservation de l’environnement. C’est un développement qui permet de laisser aux générations futures la capacité de pouvoir répondre à leurs besoins tout en pouvant répondre aux nôtres.

La première étape historique concernant le développement durable fut le protocole de Kyoto. Un contrat comportant des engagements pour le climat. 38 pays industrialisés (à l’exception des Etats-Unis) ont eu pour objectif une réduction de 5,2% d’émission de gaz à effets de serre entre 2008 et 2012. Tous les pays n’ont pas respecté cet arrangement (exemple : L’Australie qui a augmenté ses émissions de 29% entre 1990 et 2006) par contre la France a réduit ses émissions de 5,5% en 17 ans. Ce protocole prend fin en 2012. C’est pourquoi un nouvel accord se chargera de la période 2013 à 2017.

La prochaine conférence du sommet de l‘ONU sur le climat se tiendra au Danemark, à Copenhague au mois de décembre prochain.  Pourquoi avoir choisi la capitale danoise ? Dans le cadre de Kyoto, le pays se devait de réduire ses diffusions de Co2 de 21%. Il mise aussi sur une réduction de consommation de pétrole d’au moins 15% et une augmentation de la production d’énergies renouvelables de 30% d’ici à 2025. Bien que le pays soit optimiste, jusqu’à présent ces efforts ne sont pas concrets car il a été classé troisième pays le plus pollueur de l’Europe (par Germanwatch).

 

            L’accord de Copenhague a été et sera largement préparé par plusieurs négociateurs et ce sur des réunions avant le sommet. En effet, outre les rendez vous à Bangkok et Barcelone durant les mois d’octobre et novembre, M. Ban Ki Moon dirigera une assemblée le 22 septembre au siège de l’ONU et ce, concernant le climat.

Les nations présentes à Copenhague au mois de décembre seront les pays membres de L’ONU donc bien entendu la France qui elle sera présente au titre de l’Union Européenne, acteur principal du changement climatique parmi les pays industrialisés. Relatif à la France, nombre d’ONG sont actives dans cette bataille. Elles se sont adressées par lettre au président français (Greenpeace,  Médecins du monde, Action contre la faim… 11 au total). Il en est de même dans chaque pays de l’Europe.

Le but principal du sommet de l’ONU est d’accorder les dirigeants mondiaux sur un projet qui luttera contre le réchauffement climatique. Objectivement, les nations devront s’engager à maintenir la hausse des températures en dessous de 2°C. De plus seront traitées des questions et pour les pays industrialisés, et pour les pays en voie de développement. Concernant les pays industrialisés pour « faire le premier pas », ils devront, en plus de la baisse des émissions de gaz à effets de serre d’ici 2020, s’engager à payer 100 milliards d’euros  par an pour permettre au pays en voie de développement de bâtir une forme d’énergie « durable et sobre en carbone », de s’adapter aux changements climatiques afin de mettre en place les moyens nécessaires pour répondre aux besoins des populations, et enfin, de lutter contre la déforestation qui est, elle aussi responsable de beaucoup de rejet de Co2. De leur coté, les pays en développement devront pareillement réduire leurs diffusion de gaz à effet de serre ; avant de faire décroitre ceux de tous.

 

 

         Ainsi, chaque pays devra agir pour tous, car cet accord prenant la relève du protocole de Kyoto, est une étape importante dans l’avenir autant de l’humanité que de la planète et de sa préservation. C’est pourquoi « l’ultimatum climatique » a été lancé. Comme nous l’avons compris, les enjeux sont considérables soumis à la volonté des participants aux intérêts si divergents.

 

Maëlle F.


 

Et voici un clip efficace de Greenpeace

Un Iceberg bizarre

 

et celui-là...bien aussi


 

Par Diedrich - Publié dans : Revue de presse
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Samedi 3 octobre 2009
Oui, oui.....
La Chine a fêté en grande pompe, l'anniversaire d'un grand tortionnaire, d'un grand dictateur, d'un grand timonier.... Mao et les communistes prennent, le pouvoir en octobre 1949.... 60 ans après, il ne reste plus grand chose du communisme historique, excepté peut-être cette vieille habitude autoritaire et anti-démocratique....et la qualité de ses défilés militaires...de petits soldats et de très grosses fusées (qui doivent impressionner les ennemis potentiels )!

(...)


C'est dans ce contexte que Nino Ferrer chante en 1967 sort sa chanson, Moa et Mao......chanteur décalé et en dehors du show Biz... Il a connu déjà le succès à plusieurs reprises avec Mirza, Oh hé hein bon, ....les cornichons....




Lire la suite et écouter la chanson de Nino Ferrer sur Histgeobox


JC Diedrich
Par Diedrich - Publié dans : Musique
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Dimanche 27 septembre 2009
Sa mort, courant septembre est passée presqu'inaperçue. Bien sûr Télérama et Libération ont fait leur Une sur la disparition du photographe à la longévité exceptionnelle. Mais Willy Ronis est longtemps resté dans l'ombre de Robert Doisneau ou de Cartier-Bresson.




Qui était Willy Ronis (Ronisen de son vrai nom), en quoi ce photographe peut-il être appelé un photographe humaniste ?
Né à Paris en 1910, il est le fils d'un immigré juif ukrainien qui fuyait les pogroms. Sa mère est pianiste, il rêve lui aussi de devenir musicien mais à son retour de service militaire, son père photographe, lui demande de l'aider à son atelier.
Sa carrière de photographe débute vers 1936, à la mort de son père lorsqu'il abandonne le studio pour se lancer dans la photo de rue.
Très vite, il apprend à saisir des instants, des personnages ....Son sujet de prédilection est la rue, plus précisément les quartiers populaires : Ménilmontant, Belleville,

"Je ne mets pas en scène, je négocie l'aléatoire", cette phrase résume le travail patient de Willy Ronis, observateur infatigable de la beauté fugace des scènes de la vie. Il saisit d'abord, les milieux populaires dans leur loisir mais également dans leurs luttes : les manifestations du Front Populaire sont les premiers clichés qu'il réussit à vendre, lea occupations d'usine avec cette femme qui harangue la foule lors des grèves à Citroën (1938).
Rose Zehner est cette femme qui a osé prendre la parole au milieu de cette foule en colère. Longtemps ce cliché est resté dans les cartons du photographe. Quarante ans plus tard, il publie et expose la photographie, la cousine de Rose contacte le photographe. 




Des histoires comme cela, Willy Ronis en raconte des dizaines et des dizaines à travers ses interviews ou ses livres.


Une autre photographie est prise en 1947 à Joinville lors d'un reportage sur les guinguettes. Chez Maxe, Ronis est immédiatement attiré par un groupe de danseurs. Il n'arrive pas à les prendre d'aussi loin, il s'installe sur une chaise et fait signe au danseur accompagné de deux femmes de s'approcher. L'ayant remarqué, le danseur continue à danser tout en s'approchant. Elégant et sûr de lui, le jeune homme laisse transparaître sa jeunesse et sa robustesse. Mais quand la musique s'est arrêtée et qu'il a repris sa place, Ronis s'aperçut qu'il avait un pied bot, handicap complètement invisible pendant la danse.
Laissons s'exprimer encore WIlly Ronis pour comprendre son art :

" Le moment où je choisi de prendre une photo est très difficile à définir. C'est très complexe. Parfois, les choses me sont offertes, avec grâce. C'est ce que j'appelle le moment juste. Je sais bie que si j'attends, ce sera perdu, enfui. J'aime cette précision de l'instant. D'autres fois, j'aide le destin. Par exemple, ici, je sais que le premier couple ne s'est rendu compte de rien, mais pour avoir cette photo précise, je les ai vraiment appelés, mes danseurs. L'histoire ne s'arrête pas là. Il y a trois ans, j'ai reçu une lettre de la danseuse qui est sur la droite. Elle me disait qu'elle voyait cette photo de temps en temps dans la presse et qu'elle tenait à me dire combien elle était touchée par tout ce qu'elle représentait. Sa jeunesse, l'ambiance de ces guinguettes, et bien sûr la jeune fille qui dansait sur la gauche qui était une copine d'enfance. Mais le garçon, non, elles ne l'avaient plus jamais revu. Elles n'avaient dansé que cette fois-là avec lui."




Les années 40 et 50, l'école humaniste française, autour du Groupe des XV (groupe de 15 photographes se réunissant  régulièrement à partir de 1946) connaît une sorte d'apogée. Willy publie ses photos pour de nombreux journaux et arrive également à publier ses livres (qui ne sont pas tous un succès).



Durant les années 60 et 70, les photographes humanistes sont passés de mode. Willy Ronis doit quitter la capitale et s'installe dans le Midi où il enseigne son art. Ces années sont un peu des années d'oubli pour les photographes qualifiés d'humanistes (Ronis, Doisneau, Boubat, Izis) mais dans les années 80 avec la mode du rétro, on les redécouvre : on republie poster, carte postale et autres supports les photographies d'un Paris disparu.
Des livres sont republiés. J'ai entre les mains, une nouvelle édition de Belleville Ménilmontant chez Hoëbecke datant de 1999 dans laquelle Willy Ronis représente pour cette 3è réédition, de nouveaux clichés et Didier Daenickx, le romancier de talent qui nous emmène dans une petite histoire dans ce quartier populaire.

Le photographe infatigable continue à hanter les rues des quartiers populaires parisiens encore quelques années....saisissant les Parisiens dans un Paris qui s'est transformé, tours de verre, cabines téléphoniques, voitures....les visages, les attitudes nous racontent toujours les mêmes histoires.



Finissons ce portrait de Willy Ronis en évoquant  Le mineur silicosé, 1951...le portrait de ce mineur usé par la vie, le travail, la maladie.... ne devrait pas vous laisser insensible.

Lors d'un reportage à Lens, on avait conduit Ronis, chez un mineur silicosé. Ce dernier était très malade et en avait plus pour très longtemps. Il regardait dehors, fumait encore et encore. Il est mort quelques mois après à l'âge de 47 ans....


 






Willy Ronis, Ce jour-là, Folio, 2008, 192 p
Willy Ronis, Didier Daeninckx, Belleville Ménilmontant, 1999, 99 p.


JC Diedrich

Par Diedrich - Publié dans : Découvertes et promenades
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Dimanche 20 septembre 2009

Les journées du patrimoine réservent parfois de belles surprises, à Metz par exemple s'ouvrait au public pour la première fois, l'ancienne prison des femmes.




L'affluence était grande et les organisateurs avaient limité l'accès à une vingtaine de visiteurs à la fois tant les lieux sont exigus. Dès le premier coup d'oeil,  ces lieux en imposent ...non pas par leurs volumes architecturaux ou la qualité du bâti; non, mais plutôt par la vétusté de l'intérieur qui inspire une certaine empathie pour les prisonniers qu'on tente de faire revivre dans notre esprit.
Après quelques minutes, on se projette et on fait ce petit exercice intellectuel..de s'imaginer vivre dans ces cellules minuscules : insupportable, impensable, inhumain sont les mots qui me viennent alors à l'esprit.

Les peintures écaillées, les quelques inscriptions sur un banc, les photos anciennes finissent par planter le décor, une atmosphère lourde m'incitant  à un certain recueillement.



Rappelons en quelques dates, l'historique de cette prison appelée la Madeleine (située en Chandelerue).
En 1768, les pères bénédictins de l'abbaye de St-Symphorien abandonnent à la ville le bâtiment et le roi par un édit institue une sorte de prison pour les prostituées arrêtées dans la ville.
En 1775, le bâtiment  de la Madeleine devient un dispensaire pour les prostituées afin d'en enfermer les vénériennes.
En 1811, le bâtiment s'est agrandi encore, il devient une maison de correction (pour des peines de moins d'un an) pour les délinquants des deux sexes.
En 1837, le bâtiment est reconstruit et les femmes sont séparées des hommes par une grande enceinte. Deux ans plus tard, on y installe des ateliers pour les prisonniers;
En 1895, les Allemands transforment l'établissement en une prison uniquement pour les femmes.
En 1984, la Madeleine est transformée en centre des semi-liberté pour être fermée définitivement en 2003.








POur aller plus loin : Christian CARLIER, L'histoire des prisons à MEtz d el'Ancien Régime à nos jours, Editions Serpenoise, Metz, 2009, 156p.


JC Diedrich


Par Diedrich - Publié dans : Découvertes et promenades
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Dimanche 13 septembre 2009


Depuis mardi dernier, une série de 6 reportages (réalisée par Daniel Costelle et Isabelle Clarke) sur la Snde GM a débuté sur  France 2. Son originalité première, c'est qu'il s'agit d'images d'archives de premier ordre mais colorisées.
René-Jean Bouyer avait de son côté, réalisé entre 2000 et 2005, 4 reportages de 90 minutes sur cette même guerre en utilisant cette fois des films d'archives en couleur des Américains (procédé Kodachrome de 1935) et des Allemands (procédé Agfacolor 1936).  Bien sûr, nous avons également en tête, le reportage (cette fois-ci en noir et blanc) qui a fait date, De Nuremberg à Nuremberg de Frédéric Rossif datant de 1989.

La réserve qu'un historien peut émettre sur ce documentaire d'images colorisées est cette volonté de transformer la source pour en faire un film qui rapproche artificiellement l'événement de notre époque, le rendant plus attrayant. Les images sont donc volontairement dénaturées pour plaire à un plus large public. Est-ce vraiment utile ? Le sujet n'est-il pas suffisamment fort pour susciter l'intérêt. Le succès de Nuremberg à Nuremberg le prouverait.

Mais il faut le reconnaître, la colorisation a été soignée...parfois partielle : on a par exemple, colorisé Hitler mais par l'arrière. Ce qui permet de rappeler l'opération de colorisation. Et on a évité....les reconstitutions ou pire des scènes jouées par des comédiens à la façon  de certaines productions de la BBC. Je déteste et trouve cela vraiment gênant de mélanger images d'archives et fiction.
Par ailleurs, le narrateur du film nous éclaire par moment sur l'origine de l'image....nous expliquant qu'il s'agit d'images produites par la propagande d'une armée ou de l'autre (c'est bien, mais en fait presque toutes, le sont !)



POur finir, je vous conseille malgré tout, de suivre les 4 prochains épisodes  globalement de qualité, bien écrits et bien montés qui ont le mérite d'être suffisamment didactiques pour un large public.
Voilà donc, ce qu'est le service public de France Télévision, c'est pas mal.....de payer sa redevance pour cela, non ?




JC Diedrich








Par Diedrich - Publié dans : 1ère ES
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