Jeudi 25 juin 2009

Le cru 2009 est un cru très classique, sans surprise apparente. Les élèves ont pu tester la qualité des sujets de secours ainsi qu'une étude documentaire sur la mondialisation. Après deux années d'histoire en majeur, la logique a été respectée, nous avons eu géo en majeur.

Pour consulter les sujets en format PDF  cliquer ici


Le sujet 1 : l'Asie orientale une aire de puissance en expansion.
L'intitulé nous invite à montrer que l'Asie orientale est une aire de puissance qui connaît une expansion : celle-ci est d'abord et surtout une expansion économique mais on pourra sans doute également évoquer d'autres aspects : culturel, démographique ou politique.
Il est nécessaire de définir l'Asie orientale, d'en donner ses limites géographiques comme nous l'avons fait dans le cours car ces limites sont assez arbitraires (la Malaisie par ex est exclue de notre étude alors que Singapour, non.)

Le sujet nous invite donc à aborder trois parties : les aspects de l'expansion  : forte croissance économique et les progrès liés au développement, la structuration de l'espace par des flux intenses et une littoralisation importante, le rôle moteur du Japon, les 4 dragons et l'ouverture de la Chine littorale.

La 2ème partie devant traiter des facteurs, des causes de cette expansion
une stratégie économique régionale (vol de l'oie sauvage : rôle moteur du Japon), un modèle économique extraverti (rôle des investissements étrangers),
association d'une main d'oeuvre hautement qualifiée (sans grande tradition syndicale), des valeurs asiatiques, une classe d'entrepreneurs solide associée le plus souvent à l'Etat.
Un marché intérieur s'appuyant sur une population dense qui s'enrichit.

La 3ème partie devra évoquer surtout les limites de cette expansion.

-La remise en question du modèle économique par l'éclatement des bulles spéculatives, les crises à répétition au Japon et la crise actuelle.
l'absence de véritable intégration régionale et monétaire
l'existence de tensions politiques endémiques : Japon/Chine  Chine/Taîwan Corée du N et du Sud  etc....
Problèmes environnementaux :saturation des espaces, pollutions industrielles en Chine


En conclusion : on pouvait évoquer la crise actuelle ou alors comparer cette aire de puissance avec les autres aires du programme en insistant sur le côté éclaté, discontinu de cet espace et les difficultés à le rendre cohérent du fait de la rivalité Sino-japonaise pour dominer la région.

Bref, un sujet assez facile, à condition d'avoir des connaissances solides. Le plan de la composition ressemblait beaucoup à celui de mon cours. Cependant, il fallait coller au sujet en traitant l'aspect "expansion" de l'aire de puissance....

POur finir une dernière remarque : vous pouviez utiliser les cartes (Asie et Chine) du sujet d'étude pour vous aider à faire un croquis ou à vous repérer ! Je pense que vous l'aviez remarqué !


Sujet 2
L'organisation du territoire des EU


Sujet, classique, voire hyper-classique. VOus trouverez facilement des corrections dans vos manuels qui traitent généralement la question.


Sujet 3

L'espace mondial une inégale intégration dans la mondialisation

C'est le sujet que tout le monde a pris comme d'habitude.
Les questions ne comportent pas de piège. La synthèse permettait toute une série de plans possibles : la seule obligation traiter de cette  inégale intégration : les documents vous conduisez à aborder cette inégalité par zone géographique.

Pour les sujets mineurs, j'en reparle demain !






Par Diedrich - Publié dans : Terminales Es et STG
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Mercredi 3 juin 2009
Voici quelques propositions




Le site de Webpedagogie : qui propose des cours et surtout des quizz ..... Voici une idée pour réviser tranquillement et surtout vérifier ses connaissances.



Vous pourrez également aller voir les excellents blogs de mes collègues. Les articles  sont regroupés  par chapitre du programme .....tout pour vous faciliter la vie.....


le Blog de Richard Tribouilloy

le blog d'Etienne Augris

le blog de Julien Blottière



TOUS LES SUJETS DU BAC DE 2005 à 2008
Vous pouvez, en effet, consulter tous les sujets tombés au BAc depuis la mise en place des nouveaux programmes de 2005.... en cliquant ici, c'est le site de l'académie d'Aix-Marseille.


Bon courage








Par Diedrich - Publié dans : Terminales Es et STG
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Lundi 1 juin 2009
Ceux qui pensent que la BD est un art mineur, réservée essentiellement aux enfants, je vous invite à lire ce livre, Medz Yeghern, le Grand mal de Paolo Cossi.





En effet, il aborde un sujet assez original pour ce type de support, le génocide arménien. Bien sûr, le dossier spécial de l'Histoire d'avril dernier, la pétition sur Internet émanant de Turcs demandant pardon au peuple arménien, les travaux d'historiens turcs décrivant ce génocide (Fuat Dündar, Taner Akçam) semblent  contribuer à faire sortir progressivement de l'oubli ce génocide encore méconnu du grand public.
Il n'en demeure pas moins que le sujet reste encore très sensible pour les autorités turques (plus particulièrement ches les nationalistes).
Surtout quand l'Assemblée nationale de la France a reconnu officiellement le génocide arménien par une loi dite  mémorielle (octobre 2006). Cela a fortement déplu aux autorités turques. Bref, encore beaucoup de crispations autour de cet événement historique.
 


Cette BD a pour grande vertu de présenter dans une histoire courte, la réalité de cet "épisode" de la 1ère GM. Le dessin est un peu austère, car en noir et blanc mais ce qui saisit immédiatement le lecteur c'est le réalisme des scènes et des attitudes des personnages. Sans tomber, certes,  dans un "hyper réalisme," Paolo Cossi n'hésite pas à montrer les actes les plus violents de cette extermination du peuple arménien. Il s'inspire comme il le signale en note, de véritables photographies prises lors des massacres. Mais parfois le dessinateur prend une certaine liberté à représenter ces massacres par quelques déformations qui évoquent des images de cauchemard. A d'autres moments, ce sont de gros plans sur les visages ou sur les regards qui ne sont pas sans rappeler certains plans de films du cinéma expressionniste.
L'histoire raconte comment une jeune arménien du nom d'Aram, soldat de l'armée turque est éloigné du front pour être exécuté avec d'autres jeunes arméniens. Par chance, il survit et trouve de l'aide auprès d'un Turc qui n'accepte pas cette épuration ethnique (voilà une petite trouvaille scénaristique qui évite tout manichéisme). Par ailleurs, des témoins extérieurs, en particulier, allemands, alliés des Turcs dans cette guerre tentent de dénoncer ces crimes. 


Dans la préface de cette belle BD, Antonia Arslan déplore que ce génocide ne soit  toujours pas abordé dans nos programmes scolaires : qu'il se rassure. Désormais, il se trouve en bonne place dans les programmes : en classe de 3è et en 1ère. II est  d'ailleurs, le 1er génocide du 20è siècle qui est étudié dans la perspective d'un second, plus connu, celui des juifs. Il n'en demeure pas moins que la question peut être sensible encore dans des classes où nous avons des jeunes d'origine turque mais que cela ne nous empêche pas de rechercher une certaine vérité historique, la plus objective possible. La multiplication des travaux, des supports et des approches peut nous faciliter la tâche. Cette BD trouvera donc bientôt sa place dans notre CDI.



Après une rapide recherche sur Youtube, je constate que certains documents mis en ligne proviennent de la propagande turque (sans doute nationaliste). Eh, oui, le Net est également un moyen de diffuser une histoire revue et corrigée voire de la pure désinformation...Rien de neuf sur le soleil, ce qui nécessite sur le sujet (Arménien) un certain sens critique.

En attendant, voici un petit reportage extrait de Soir 3 (résumant rapidement le génocide et donnant la parole aux témoins du massacre).




JC Diedrich





Par Diedrich - Publié dans : Revue de presse
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Dimanche 31 mai 2009

Les soldats oubliés de la Seconde GM


La France a recruté extrêmement tôt des soldats issus des colonies bien avant la première Guerre Mondiale. Les « Indigènes », comme on les appelait, sont constitués d'Algériens de Marocains de Tunisiens et d'Africains venant d'Afrique noire. Après plus d'un siècle d'existence ces régiments de tirailleurs et de spahis ont toujours été considérés comme inférieurs aux régiments Européens, ce qui était à l’image des rapports coloniaux.

Ces mêmes Algériens, Marocains (etc…) ont participé à la campagne de France de mai-juin 1940. Lors de ces combats 60000 Algériens et 15000 Africains seront fait prisonniers, certains décapités mais beaucoup mourront de tuberculose.

Dès 1941, une grande partie des troupes des Forces françaises Libres dirigées par De Gaule est constituée d’ « Indigènes ». A partir de 1943, le Général De gaulle décide d'établir la parité des soldes entre européens et indigènes car ces derniers ne reçoivent que très rarement des commandements ils furent pourtant très loyaux. Ces mêmes « Indigènes » prennent part aux Campagnes de Tunisie de France et d'Italie.

 

                                  Goumier, soldat berbère marocain de l'armée française


Peu savent que ce sont les tirailleurs Marocains qui ont libérés la Corse , que ce sont les Algériens aidés par les FFI qui ont libéré Marseille, Toulon, Lyon et Mulhouse et qu'une grande part de la fameuse 2eme DB du générale Leclerc a libéré Paris. Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale le Indigènes subissent des discriminations comme le fait de ne pas pouvoir dépasser le grade de capitaine alors que deux ans suffisent pour un Européen de passer de sous-lieutenant à lieutenant, il fallait jusqu'à six ans pour un soldat indigène.

Toutes ces inégalités pour ces soldats issus des colonies qui ont tout de même délivré la France de l'occupation Allemande étaient injustifiées.

 

Ces oubliés de l'histoire ne demandent pas seulement une amélioration de leurs pensions ils demandent seulement a être reconnus et non pas oubliés comme ce fut le cas jusqu'au film du Français, Rachid Bouchareb.

Marion De Cassan.

 

 

Les « indigènes » après la guerre

 

26 décembre 1959: Apparition de la loi de "Cristallisation" qui gèle le montant des pensions des "Indigènes".

 

Septembre 2006: Nicolas Sarkozy propose en conseil des ministres le relèvement des pensions des anciens combattants de l'armée française originaires des Anciennes Colonies D'Afrique et d'Asie grâce à l’excellent film, « Indigènes ».

 

Un film à ce sujet : Indigènes de Rachid Bouchareb.

 

 

1943. Ils n'avaient encore jamais foulé le sol français, mais parce que c'est la guerre, Saïd, Abdelkader, Messaoud et Yassir vont s'engager comme 130 000 autres "Indigènes" dans l'armée française pour libérer "la mère patrie" de l'ennemi nazi. Ces héros que l'histoire a oubliés,  vaincront en Italie, en Provence, et dans les Vosges, avant de se retrouver seuls à défendre un village alsacien contre un bataillon allemand.

 


 

 

 

http://tadrart.com/tessalit/indigenes/enseignants.html: Site qui propose des textes et documents sur le contexte historique de la seconde Guerre Mondiale.

et

 Site du CRDP de Reims, un dossier complet sur les soldats oubliés des 2 GM


 

 

 

 

 

Par Diedrich - Publié dans : Seconde GM en France
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Vendredi 29 mai 2009

LA POLITIQUE ANTISEMITE DU REGIME DE VICHY

Le régime de Vichy, quand nous entendons ces mots, dans nos têtes nous pensons tout de suite a la Seconde Guerre Mondiale, à Pétain qui dirigea la France de Juillet 1940 à Juin 1944, mais nous ne savons pas vraiment de quoi nous parlons. Sauf peut-être que nous Français avions capitulé avec l'ennemi, l'Allemagne. Mais savons-nous exactement sur quoi reposait ce régime? L'antisémitisme et l’autoritarisme n'existaient pas qu'en Allemagne, Pétain était lui d’une certaine manière un antisémite, une sorte « d'Hitler »... à la française...

Tout commence le 22 juin 1940, l'armistice est signé entre l'Allemagne et la France, a Rethondes, au même endroit où, lors de la Première Guerre Mondiale l'armistice en faveur des français fut signé, une sorte de vengeance des allemands?? Oui certainement. A partir de ce jour, la France est divisée en deux par une ligne de démarcation, au Nord, la zone est occupée par l'ennemi.. l'Allemand, au Sud, la zone libre, où le gouvernement s'installa, à Vichy.

En Juillet 1940, Pétain se nomma Chef de l'état et se donne les pouvoirs exécutifs et législatifs... Est-ce le début d'un régime totalitaire?? A partir de ce jour tout s'accélère, Pétain mit en place son programme d'exclusion des juifs sans attendre.

Le 3 octobre 1940 un premier " Statut des Juifs" est instauré, il consiste à exclure tous les Juifs des principales fonctions publiques.

Le 24 octobre 1940 Hitler et Pétain se rencontrèrent à Montoire dans le Loir-et-Cher. A la suite de cette rencontre, Pétain affirma qu'il rentrait en collaboration avec l'Allemagne.

Le 2 juin 1941, un deuxième "Statut des Juifs" est instauré.

                                                          Port obligatoire à partir de juin 42 pour la France

Le 16 juillet 1942, le gouvernement de Vichy participe aux rafles du "Vélodrome d'Hiver", soit environ 13 000 juifs dans les camps d’extermination. En deux ans, le régime de Vichy participe à la déportation de 76 000 Juifs français dans des camps, seulement 2500 en reviendront vivant en 1945...

En Janvier 1943, une milice est créée. Celle-ci aide les nazis à traquer les résistants français ainsi que les Juifs qui réussissent à se cacher.

 

Rue de Paris, photo couleur du photographe propagandiste pour la revue collaboratrice Signal. Rare cliché où on voit les étoiles jaunes. (autour de la polémique de l'exposition de ces photos : cliquez ici)

Le Maréchal Pétain était-il le sauveur de la France comme la propagande pouvait le laisser entendre?  Non, Pétain (et son régime) n'était qu'un antisémite. Louis Malle dans son film Au revoir les Enfants retrace avec sensibilité la traque des juifs (ici d'un enfant) par ce régime qui incarne les années les plus noires de notre histoire récente.

 

 

 

Sources

: http://hsgm.free.fr/vichy.htm

http://wikipédia.fr

http://www.cndp.fr/memoire/liberation_camps_fleurus/primaire/fichens4.htm

 

Gonzalez Melanie

Taddéi Pierre

Par Diedrich - Publié dans : Seconde GM en France
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Vendredi 29 mai 2009

Comme nous le savons tous, la STO (service du travail obligatoire) occupe une place prédominante dans l'histoire de Vichy, mais aussi l'histoire des  relations Franco-allemande et celle de la
Résistance. A partir de 1942, quelques 600000 travailleurs français, composés principalement de prisonniers de guerre et de volontaires, partiront pour l'Allemagne au titre du STO.

Parallèlement pendant cette même année, Hitler conduit une guerre  dite "totale," puisqu'elle implique l'intégralité de l'économie allemande, qui progressivement se transformera en économie de guerre.
En effet, dans ce contexte les usines d'armement allemandes fonctionnaient 24h/24 et de ce fait elles avaient un grand besoin de main-d’œuvre car les Allemands étaient pour la plupart enrôlés sur les différents théâtres d’opération militaire

 

Aux origines du STO

Cette organisation qui est le STO, fut très largement influencée par un système mis en place par la Norvège un an auparavant (1941),  qui représentait une "forme de travail obligatoire". Au début de l'année 1942, le parti nazi réclame une main-d’œuvre qualifiée à la France et à la Belgique. En effet, en mars 1942, Fritz Sauckel,  représentant nazi important, dépêché par Hitler en personne, se voit confier la responsabilité du recrutement et de l'emploi de la main-d’œuvre. En outre, les nazis ont d'abord imposé à la France une forte contribution de guerre destinée à financer les troupes d'occupations  mais aussi une réquisition d'une grande partie de la production industrielle et agricole. Après cette première phase, les Allemands ont fait appel à la force de travail des pays occupés.

Dans un premier temps cette main-d'œuvre fut constituée de prisonniers de guerre et de  volontaires auquel le service de propagande propose de bons salaires et de la nourriture car une grande partie des Français devaient
faire face aux restrictions alimentaires. En juin 1942, le chef nazi Sauckel se rend à Vichy et de ce fait impose à Laval le recrutement forcé de 350000 travailleurs.

 

Discours de propagande de  Marcel Déat sur la relève

 

 

A la fin du mois de Juin est annoncée la "relève". Pour trois volontaires envoyés dans les usines allemandes, les autorités nazies libéreront un prisonnier de guerre. Le 11 août, le premier train de prisonniers rapatriés, entre en gare de Compiègne. Pierre Laval a voulu être présent, il est accompagné  de Julius Ritter, représentant le Gauleiter Sauckel en France. Des photos sont faites. Elles seront exploitées sous formes d'affiches. Pour autant, l'échec sera double car si les volontaires français sont plutôt rares, la bonne volonté allemande n'est pas au rendez-vous; le retour de prisonniers ne répond pas aux accords passés.

 

Les débuts du STO

Le nombre de travailleurs français partant pour l'Allemagne est lui aussi inférieur aux prévisions. Les autorités allemandes et française vont alors organiser un recensement  général des travailleurs français et vont imposer à tous les inactifs de trouver un emploi. Les usines  françaises les moins rentables sont fermées par les
nazis ce qui rend disponibles de nombreux travailleurs. A la fin de l'année 1942 un décret de Sauckel concernant  la zone occupée lance le principe du travail obligatoire. Cette mesure est presque aussitôt suivie par un  décret de Laval destiné à la France de Vichy qui sera occupée le 11 Novembre 1942 par les allemands.

Le 16 févriers 1943, le service du travail obligatoire est mis en place: tous les hommes nées en 1920 et 1921  et 1922 sont mobilisées pour deux ans et devront partir en  Allemagne. Les réactions sont immédiates. Les jeunes
tout d'abord s'empressent de disparaître, pour ne pas  partir; c'est le déploiement des "réfractaires" vers les maquis.


Bilan du STO

En juin 1943, Sauckel réclamera 220000 hommes, puis en  août 1943: 500000. Plus tard, il en exigera 1000000.
La France est le pays qui a fourni la main-d'oeuvre la plus importante à l'économie de guerre du IIIème Reich.
400000 travailleurs volontaires, 650000 requis au titre du STO, près de 1000000 de prisonniers de guerre et environ un million de travailleurs employés par les entreprises françaises œuvrant pour l'économie de guerre nazie. Donc, un total de 3 millions de personnes. De plus, il semble aussi important de rappeler que le statut des travailleurs forcés au STO était encore refusé par une partie de la population. Il nous faudra attendre  le décret du 16 Octobre 2008,  la signature du secrétaire d'état à la défense chargé des anciens combattants et de  victimes du travail forcé en Allemagne nazie pour que ce statut soit enfin reconnu


Sites:
-http://www.witzgilles.com/pageslestohtm
-http//ufacbagnolet.over-blog.com/article-29088008htlm
-galerie de la relève du STO



Livres:
Jean-Pierre Harbulat, Le Service du travail obligatoire la région de Nancy face aux exigences allemandes, presse université de Nancy, Nancy, 2003.

Jean-Pierre Vittori, Eux, les STO, Ramsay, Paris, 2007 359 pages. La main-d’œuvre française exploitée par le IIIème Reich. Textes rassemblés et édités par B. Garnier et J.quellien avec la collaboration de F.Panera/2001.

Jean-Pierre VIttori ,De gré ou de force, Nathan, Paris,  112 pages.




Anne-Sophie Lombardo et Anais Webert
Par Diedrich - Publié dans : Seconde GM en France
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Jeudi 28 mai 2009
L'Alsace-Moselle a souvent et longtemps été un objet de litige avec notre voisin allemand. En effet, deux fois annexés entre 1870 et 1945, ce territoire a connu un destin finalement assez unique. En 1940, les trois départements (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle) sont à nouveau annexés. De nombreuses personnes gardent en mémoire ces évènements, mais les jeunes générations connaissent-elle réellement l'histoire qu'ont vécu les Alsaciens et les Mosellans ?

En Septembre 1939 la guerre est déclarée. Près de 200 000 habitants des zones frontières sont évacués vers le centre de la France. L'offensive allemande débute le 10 mai 1940 et c'est le Luxembourg qui subit en premier l'invasion et l'occupation allemande. La ligne Maginot, protégeant la Lorraine, a été contournée par les forces allemandes. Rapidement, l'ordre est donné de se rendre même si des poches de résistance se battent jusqu'au 4 juillet 1940 pour l'honneur. En une quinzaine de jours, la Lorraine dans sa globalité est occupée par les troupes allemandes. L'Alsace-Moselle est rattachée au Reich mais la convention d'armistice signée à Rethondes, ne le cite pas.


C'est la seconde annexion qui débute, avec une brutalité intense et une germanisation rapide et immédiate. Elle reprend les plans ébauchés au cours de la première guerre mondiale. Les nazis évitent l'erreur de reconstituer l'Alsace-Moselle, ils l'intègrent dans le Grau Westmark.
Les lois nazies sont appliquées, la langue française est traquée, les biens français sont confisqués et, les fonctionnaires sont forcés de signer une déclaration de fidélité. Les industriels pensent à une revanche mais s'écartent devant la brutalité des nazis.

 

                                           Jeunesse hitlérienne à Strasbourg.


Près de 100 000 mosellans sont expulsés car ils ont été jugés inassimilables, ils sont remplacés par des Allemands. Certains sont affiliés aux organisations nazies comme le Front Allemand du Travail, la corporation paysanne, et les Jeunesses Hitlériennes. Les jeunes gens mobilisables sont incorporés sur le front Russe.
Les insoumis et les résistants sont traqués, arrêtés et déportés par la Gestapo (police allemande) vers les camps de la mort dont celui du Struthof. Il y a environs 460 déportés pour 300 000 personnes. Les conditions sont dures, des groupes clandestins se constituent puis un réseau très complexe des Forces Françaises de l'intérieur réussit à couvrir le territoire mosellan au début de 1944 et joue un rôle non négligeable dans les évènements de la Libération.


Au début du mois de Septembre 1944, les ¾ de la Lorraine sont libérés suite à la grande offensive des alliés Britanniques et Américains. A la fin du mois de novembre 1944, l'offensive alliée reprend et la ville de Metz, la Moselle du nord Est et les vallées vosgiennes sont libérées. La division Leclerc délivre Strasbourg et la menace allemande est définitivement levée après l'échec de l'offensive des Ardennes en janvier 1945.

 

Bibliographie

Pierre Rigoulot - L'Alsace-Lorraine pendant la Guerre, 1939-1945 - Presses Universitaires de France, PUF - Paris - 01/03/1997 - 128 pages
Pierre Denis - Libération de la Lorraine - Serpenoise - Lorraine - 01/08/08 - 227 pages
Ascomemo (sous La Direction De Philippe Wilmouth) - La Moselle En Guerre 1939-1945 - Alan Sutton Eds - Lorraine - Septembre 2004 - 144 pages

Roman :
Georges Bernanos - Les enfants humiliés (journal 1939 - 1940). 1973.

Filmographie :

De Monique Seeman et Arnaud Gobin. La liberté en retour : Histoire de la Brigade Alsace-Lorraine. 2000.


Sitographie :

http://www.alsace-lorraine.org/historiquea.htm
Site institutionnel relatant l'histoire de l'Alsace par chronologie.

http://www.crhq.cnrs.fr/fichiers-attaches-doctorants/these-Cedric.pdf
Etude de la répression Allemande dans les zones annexées en 1940 - 1945



BECKER Jessica et DOHM Léa.

 




 

Par Diedrich - Publié dans : Seconde GM en France
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Jeudi 28 mai 2009
La débâcle : 10 mai au 22 juin 1940


En prévention de la guerre, les Français créèrent la ligne Maginot, grande ligne de défense qui protégeait la France de la frontière du Luxembourg à celle de la Suisse. Elle n'est pas prolongée jusqu'aux Ardennes car cette région était jugée inaccessible pour une armée moderne, mais aussi car on ne pensait pas que l'Allemagne porterait atteinte à la neutralité de la Belgique. Résultat de cette stratégie défensive, le plan allemand Fall Gelb (plan jaune) a tout de même fait traverser les Ardennes par ses chars et les nazis n'ont pas hésité à s'emparer de la Belgique.

Comment les Allemands ont-ils pu battre la France en seulement 5 semaines ?
On constate d'abord que les effectifs allemands et alliés sont à peu de chose près, équivalents à ceux des alliés : environ 2 millions de soldats de chaque coté, mais aussi 2800 chars allemands contre 3000 alliés. Alors pourquoi cette notion de débâcle ?

En fait, de simples décisions stratégiques ont servi à faire la différence. Si l‘on prend le cas de ces derniers chars, les allemands ont concentré leurs 3000 chars en 3 escadrons de mille pour axer et augmenter leurs attaques tandis que les alliés ont eux divisé leurs tanks.

 


De plus ces mêmes chars reflétaient l'aspect le plus important de l'incompétence de l'état major français de l'époque, qui était le quasi inexistence de moyens de communication moderne. En effet, chaque panzer était équipé d'une radio et pouvait directement communiquer avec l'avion lorsqu'il a besoin d'un soutien aérien.
De leur coté, les chars français étaient rarement équipés de radio, et toute demande d'aide aérienne devait passer par un grand nombre d'intermédiaires au point que les avions arrivaient généralement trop tard.

La rapidité des déplacements des troupes allemandes a aussi été un atout majeur de la débâcle, leurs soldats étaient transportés en camions et en véhicules blindés qui suivaient des divisions de char, pendant que les troupes françaises prenaient les trains ou réquisitionnaient des cars.
Mais cela ne remet aucunement le courage des soldats alliés au combat car durant ces 5 semaines 200 000 soldats ont trouvé la mort sur les champs de bataille.

Ceci s'explique en partie, dans le fait que les nazis refusaient de voir une différence entre les civils et les militaires (car ils bombardaient aussi les usines, gares, hôpitaux, etc..) mis sur les routes plus de 11 millions de réfugiés, c'est l'exode, des Français (mais aussi des Belges) ont abandonné leur foyer avec l'espoir de fuir la guerre. Mais les Allemands n'étaient pas du même avis, envoyaient leurs avions « Stukas » mitrailler les réfugiés sur les routes en faisant résonner leurs sirènes appelées à l'époque « les trompettes de Jéricho » . Ceci rappelle bien sûr la toute première scène du film de 1952 « Jeux Interdits ».

Signalons, enfin pour remettre en cause, les idées reçues que l'historien allemand Karl-Heinz Frieser nous montre dans son livre, Le mythe de la guerre-éclair que l'armée allemande n'était pas majoritairement mécanisée, qu'Hitler n'y est pour rien dans les choix stratégiques et que l'Etat-Major allemand n'était pas aussi sûr de la victoire (que la propagande de Goeebels a voulu nous faire croire plus  tard),. Au contraire, l'Etat-Major a même été plutôt surpris des dysfonctionnements des armées franco-britanniques.






Sites :

http://www.histoire-en-questions.fr/deuxieme%20guerre%20mondiale/France1940%20drole.html

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19400510


http://stalag18a.free.fr/les_causes_de_la_debacle_de_1940_150.htm

http://www.39-45strategie.com/La-Blitzkrieg-Guerre-Eclair.2399.0.html


Œuvres :

Maurice Rajsfus : De la victoire à la débâcle 1919-1940, Cherche midi, 2000, 272p.
Frieser K.H., Le mythe de la guerre-éclair, Paris, Belin, 2003, 480p.

 

 

Le film sur la Débâcle est le célèbre Jeux Interdits, de René Clément, 1952.

Une petite fille de cinq ans vient de perdre ses parents durant le débâcle, seule sur les routes de France, elle est recueillie par un jeune garçon d'une dizaine d'années. Le film est connu également pour sa célèbre musique....à écouter ci-dessous.


Akim Zahi


Par Diedrich - Publié dans : Seconde GM en France
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Jeudi 28 mai 2009
De Gaulle entre 1918 et 1944



          C'est à Lille, le 22 novembre 1890 que Charles De Gaulle voit le jour. Il grandit dans un environnement catholique et patriote. C'est pour cette raison qu'il entrera plus tard à Saint-Cyr, pour entrer dans une carrière militaire. Durant l'année 1918, il est lieutenant, combattant pour la victoire de la Première guerre mondiale, emprisonné, il finira la guerre dans une prison allemande.

De 1919 à 1939 : l'entre deux guerres 

Tout d'abord, il est envoyé en Pologne pour soutenir et former l'armée polonaise luttant alors contre l'armée rouge. Il y reste jusqu'en 1921. A son retour en France, il épouse, Yvonne Vendoux, avec qui il aura son premier enfant, Philipe en 1922. Il débute une carrière militaire brillante, accumulant des missions très variées. Il donne par exemple des cours à Saint-Cyr, et est admis à l'Ecole supérieure de guerre puis fait partie de l'état major du Général Pétain. Il est chef de bataillon à Trèves en 1927. Muté, avec sa famille, en 1929 à Beyrouth pendant deux années, il deviendra en 1931 secrétariat général de la Défense nationale de Paris, il est donc, grâce à se poste, en contact avec le monde politique.

Tout au long de cette période, il va publier de nombreux articles comme par exemple : "doctrine des circonstances". Il pense et affirme que le politique doit primer sur le militaire. Les autres ouvrages concernent la stratégie militaire, en 1934 par exemple dans son ouvrage intitulé Vers l'armée de métier, il préconise que l'armée française se mécanise massivement afin de créer des forces de mouvement rapide. En 1937, il est alors colonel dans le 507è régiment de chars de combat à Metz. Après la déclaration de guerre de la Grande Bretagne et de la France à l'Allemagne ( en 1939) , il commande la première division en cours de constitution (4è DCR) et rédige un texte qui insiste sur la nécessité d'utiliser cette stratégie alliant blindés et aviation comme l'on fait les Allemands durant leur rapide victoire en Pologne. En juin 1940, il fait fonction de général et entre au gouvernement comme Sous-Secrétaire d'Etat à la guerre. En mission à Londres, il est évincé du gouvernement Reynaud. En désaccord avec le choix d'un arrêt des combats, il lance son célèbre appel de Londres (le 18 juin, l'enregistrement célèbre, date, lui du 22 juin).

 

 

 

 

 

 

 






De 1940 à 1944 : la France combattante ...

Il tente par cet appel de rassembler tous les Français pour refuser la défaite. En exil, il incarne la volonté de poursuivre la lutte à partir de l'Empire colonial. ll crée la même année, le Conseil de défense de l'Empire. Avec l'attaque de l'Allemagne en Russie et des Japonais à Pearl Harbour, la guerre prend devient vraiment mondiale. Il crée ensuite le Comité National français, en septembre 1941 qu'il copréside avec le général Giraud. Ce Comité deviendra Comité français de libération nationale en juin 1943 (après son arrivée a Alger).



Il charge ensuite Jean Moulin d'organiser le Conseil national de la Résistance (où il faut respecter tout les partis politiques, les syndicats et les mouvements de résistance), tout cela permet de coordonner la lutte contre l'occupant et contre Vichy, pour libérer le territoire national. Le Géneral De Gaulle devient alors le chef du gouvernement provisoire de la république française (GPRF) formé le 3 juin 1944 Mais les alliés tardent à reconnaître De Gaulle comme représentant légitime de la France, il faudra alors attendre le 23 octobre 1944 pour que le GPRF soit reconnu par les trois grands : États-Unis, Union soviétique et Grande-Bretagne .


Grace à la fermeté et la rapidité avec laquelle De Gaulle a rétabli l'autorité l' autorité du gouvernement, la France était présente , le 8 mais 1945, à la table des négociations de la Seconde Guerre Mondial. De Gaulle a en quelque sorte, sauvé l'honneur de la France.

 


** A lire : **
Corrine Maier , De Gaulle et le gaullisme , Une mythologie , Les essentiels Milan, 2003 ,

** sites visités, livre utilisé : **
http://www.charles-de-gaulle.org/
http://www.de-gaulle-edu.net/
 

 


RIZZO Béatrice

Par Diedrich - Publié dans : Seconde GM en France
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Mercredi 27 mai 2009

L'armistice de juin 1940, une revanche pour Hitler

L'armistice de 1940 eut à Rethondes dans la forêt de Compiègne. C'est un accord signé entre le représentant du IIIème Reich allemand et celui du gouvernement français de Pétain. Ce traité établie les conditions de l'arrêt des combats et de l'occupation allemande.


Pourquoi a-t-il eu lieu à Rethondes ?
A la fin de la première guerre Mondial, l'armistice du 11 novembre 1918 marqua la fin du premier conflit mondial par la défaite des Allemands. Hitler considéra cet armistice qui eut lieu à Rethondes comme une humiliation pour l'Allemagne. Alors pour se venger, il profita de l'opportunité de la défaite de la France pour organiser l'armistice de 1940 au même endroit, dans la forêt de Compiègne faisant de ces nouvelles négociations une réponse de celles de 1918. Pour être parfaitement en accord avec l'armistice de 1918, il fit retrouver le wagon qui avait servi pour les négociations. Pour finir il s'assit à la même place que le maréchal Foch autrefois, mais il n'assista pas aux négociations, c'est le général Wilhelm Keitel qui s'en chargea. Les wagons furent ensuite déplacés à Berlin. Il fut détruit lors d'un bombardement aérien par les alliés anglais et américains.

Des conditions bien définies :
Tout d'abord, les troupes françaises furent désarmées comme les allemands en 1918, les prisonniers français quant à eux durent rester en détention, ils ne seront libérés qu'en 1945. Ensuite la France versa à l'Allemagne 400 millions de francs par jour jusqu'à la libération. Par ailleurs la France n'eut plus le droit de posséder une armée de terre et de l'air. Au final la flotte de guerre française qui n'avait presque pas combattue, fut désarmée et regroupée à Toulon en Mer Méditerranée.
Pour empêcher la flotte française de rejoindre la Grande Bretagne, Hitler demanda l'occupation des côtes de l'océan atlantique. Alors la moitié Nord et l'Ouest de la France furent sous l'occupation allemande (cf. carte). Cela permis à l'Allemagne un accès direct aux ports. Une ligne de démarcation sépara donc la France en deux parties : « zone occupée » et « zone libre » et Vichy sera le siège des gouvernements successifs du Marechal Pétain. Quant aux colonies françaises, elles sont inatteignables par les allemands donc libre contrairement à l'Alsace-Lorraine. Toutes les colonies restèrent fidèles au maréchale Pétain sauf l'Afrique équatoriale et la Nouvelle Calédonie qui se rallièrent rapidement  à De Gaulle.
Pour finir l'Italie qui est alliée au IIIème Reich souhaite annexer la Savoie. A cause de cette demande, l'Italie déclare la guerre à la France le 10 juin 1940.


                    La France coupée en deux zone : zone libre, zone occupée (site www.hist-geo.com)


SOURCES :
- Rethondes, armistices de »Encyclopédie Microsoft Encarta en ligne 2009
- www.cheminsdememoire.gouv.fr
- L'univers du Larousse
- Armistice du 22 juin 1940 :Wikipedia

Film : Zone libre de Christophe Malavoy, 2007 : voir la bande annonce


CLAUDE Joanna
VALERO Laetitia

Par Diedrich - Publié dans : Seconde GM en France
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