Ici un extrait
La chute de l'affreux édifice le 9 novembre 1989 s'explique en premier lieu par l'état de déliquescence dans lequel est plongé le bloc soviétique depuis une dizaine d'années. Les réformes engagées par Gorbatchev ne parviennent pas à sauver le système. En relâchant la pression sur les démocraties populaires, l'URSS s'avère incapable d'étouffer les attentes immenses de libertés des populations d'Europe de l'est. Tout au long de l'année 1989, ce processus d'émancipation se fait jour, d'abord en Pologne ou en Hongrie, puis bientôt dans tous les Etats satellites. L'ouverture des frontières de la Hongrie avec l'Autriche, le 22 septembre 1989 constitue ainsi la première brèche dans le “rideau de fer”.
Lire la suite de l'article et trouvez de nombreux liens (dont la vidéo en 3D d'un descriptif étonnant du système frontalier est-allemand)
Egon Krenz est le dernier dirigeant est-allemand qui accompagna impuissant la chute du mur mais aussi celle du régime communiste de RDA. Ce dirigeant réformiste arrivé bien tardivement à la tête de la RDA est pourtant un jeune apparatchik du régime qui se propose à l'instar de Gorbatchev de réformer son pays mais l'histoire est allée trop vite.
Au moment, où le régime fête son 40ème anniversaire, les manifestations grandissent en même temps que la grogne populaire, la STASI n'arrive plus à maîtriser cette colère qui est de plus en plus ouverte. Lors du voyage de Gorbatchev la foule acclame ouvertement le dirigeant soviétique réformateur en ignorant ostensiblement le dirigeant Est-allemand Erich Honecker. Celui-ci démissionne le 18 octobre, officiellement pour raison de santé laissant à son dauphin (alors responsable de la sécurité et de la jeunesse) un pays au bord de la révolte. Egon Krenz tente de reprendre la main lors d'un discours télévisé promettant des réformes rapides à condition de ne pas remettre en cause, le rôle dirigeant du SED.
L'opposition grandissante ne peut plus se satisfaire d'aussi timides avancées convaincue qu'Egon Krenz sera incapable de réformer la RDA en profondeur. Début novembre, le leader se rend à Moscou où il obtient l'appui de Gorbatchev. Krenz croit que Gorbatchev lui donne l'assurance que Moscou ne soutiendra aucune idée de réunification. Il semble pourtant que le dirigeant soviétique soit également en contact avec les autorités ouest-allemande qui "tate le terrain".
Egon Krenz après le mur
Le 17 décembre, Krenz démissionne de son poste de président du Conseil d'Etat laissant la place à Manfred Gerlach, maire et chef du parti démocrate-libéral.
La RDA ne résiste pas longtemps aux sirènes de l'unification allemande et le 3 octobre 1990, l'Etat s'intègre à la RFA soit moins d'un an après la chute du mur.
Lire ici, l'interview d'Egon Krenz recueillie par José Fort et publiée dans l'Humanité et sur ce blog
JC Diedrich
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Croquis extrait du site des Clionautes dont l'auteur est Laurent Gayme (rendons
à César.....)
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